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10 minutes avec Jésus

Le courage d'un père de famille (11-11-2024)

10 min•10 november 2024
🙏 Mets-toi en prĂ©sence de Dieu, pour essayer de Lui parler. Tu disposes de 10 minutes, pas plus : va jusqu’au bout, mĂŞme si tu te distrais. PersĂ©vère. Prends ton temps et laisse l’Esprit Saint agir 'Ă  petit feu'. Choisis le meilleur moment, imagine que tu es avec Lui, et appuie sur play pour commencer. 📲 Toutes les infos sur notre site : www.10minutesavecjesus.org Contact : [email protected] Jean-Paul II AUDIENCES GÉNÉRALES DU MERCREDI LA VERTU DE FORCE Très chers Frères et SĹ“urs, (…) Qui tenons-nous pour un homme fort, un homme courageux ? Ce terme Ă©voque habituellement le soldat qui, en temps de guerre, dĂ©fend sa patrie au pĂ©ril de sa santĂ© et mĂŞme de sa vie. Nous nous rendons compte, toutefois, que mĂŞme en temps de paix nous avons besoin de force. C'est pour cette raison que nous nourrissons une grande estime pour les personnes qui se distinguent par ce que l'on appelle « courage civique ». Un tĂ©moignage de force nous est offert par celui qui risque sa propre vie pour sauver quelqu'un en train de se noyer, ou par l'homme qui prĂŞte son aide dans les calamitĂ©s naturelles comme un incendie, une inondation etc. Et Saint Charles, mon Patron, s'est certainement distinguĂ© par cette vertu quand, durant la peste de Milan, il accomplissait son ministère pastoral parmi les habitants de cette ville. Et nous pensons Ă©galement, avec admiration, Ă  ces hommes qui escaladent les sommets de l'Everest ou au cosmonautes, Ă  ceux, par exemple, qui furent les premiers Ă  mettre le pied sur la lune. Comme il rĂ©sulte de tout ceci, les manifestations de la force sont nombreuses. Quelques-unes d'entre elles sont largement connues et jouissent d'une certaine cĂ©lĂ©britĂ©. D'autres sont plutĂ´t ignorĂ©es, bien qu'elles exigent une vertu encore plus grande. Comme nous l'avons dit au dĂ©but, la force est, en effet, une vertu, une vertu cardinale. Permettez-moi d'attirer votre attention sur des cas gĂ©nĂ©ralement peu connus mais qui tĂ©moignent en eux-mĂŞmes d'une grande vertu, hĂ©roĂŻque parfois. Je pense, par exemple, Ă  une femme, mère d'une famille dĂ©jĂ  nombreuse, Ă  qui l'on conseille de divers cĂ´tĂ©s de supprimer une nouvelle vie conçue dans son sein, en se soumettant Ă  « l'intervention » d'interruption de la maternitĂ© ; et elle rĂ©pond avec fermetĂ© : « non ! ». Elle sait toutes les difficultĂ©s que ce « non » entraĂ®ne avec soi, difficultĂ©s pour elle-mĂŞme, pour son mari, pour la famille, et pourtant elle rĂ©pond « non ». La nouvelle vie humaine conçue en elle est une valeur trop grande, trop « sacrĂ©e » pour qu'elle puisse cĂ©der Ă  de semblables pressions. Un autre exemple : un homme auquel on promet la libertĂ© et, Ă©galement, une carrière facile Ă  condition de renier certains principes ou d'approuver quelque chose qui heurte son honnĂŞtetĂ© envers autrui. Et lui aussi rĂ©pond « non ! » mĂŞme devant des menaces, d'une part et des avantages de l'autre. VoilĂ  un homme courageux ! Nombreuses, très nombreuses sont les manifestations de force dont les journaux ne disent rien ou que l'on connaĂ®t Ă  peine. Seule la conscience humaine les connaĂ®t... et Dieu le sait ! Je dĂ©sire rendre hommage Ă  tous ces courageux inconnus. A tous ceux qui ont le courage de dire « non » ou « oui » quoi qu'il en coĂ»te. Aux nommes qui offrent un remarquable tĂ©moignage de dignitĂ© humaine et de profonde humanitĂ©. Et, prĂ©cisĂ©ment parce qu'ils sont ignorĂ©s, ils mĂ©ritent un hommage et une reconnaissance particuliers. Selon la doctrine de Saint Thomas, la vertu de force se rencontre chez l'homme — qui est prĂŞt « aggredi pericula » c'est-Ă -dire Ă  affronter le danger ; — qui est prĂŞt « sustinere mala », c'est-Ă -dire Ă  supporter les adversitĂ©s pour une cause juste, pour la vĂ©ritĂ©, pour la justice etc. La vertu de force impose toujours de surmonter la faiblesse humaine et surtout la peur. En effet, l'homme par nature, craint spontanĂ©ment le danger, les ennuis, les souffrances. C'est pourquoi, les hommes courageux il faut les chercher non seulement sur les champs de bataille mais aussi dans les salles d'un hĂ´pital ou sur un lit de douleur. On pouvait souvent rencontrer de tels hommes dans les camps de concentration ou dans les centres de dĂ©portation. Ils Ă©taient certainement d'authentiques hĂ©ros. La peur Ă´te souvent le courage civique aux hommes qui vivent dans un climat de menaces, d'oppression ou de persĂ©cution. Ont alors une particulière valeur humaine, ceux qui sont capables de franchir le mur de la peur afin de rendre tĂ©moignage Ă  la vĂ©ritĂ© et Ă  la justice. Pour parvenir Ă  une telle force l'homme doit, d'une certaine manière « dĂ©passer » ses propres limites et se « surmonter » lui-mĂŞme, avec le risque d'ĂŞtre mal vu, le risque de s'exposer Ă  des consĂ©quences dĂ©sagrĂ©ables, Ă  des injures, des dĂ©gradations, des pertes matĂ©rielles, peut-ĂŞtre mĂŞme Ă  la prison ou aux persĂ©cutions. Pour atteindre une telle force, l'homme doit ĂŞtre soutenu par un grand amour pour la vĂ©ritĂ© et pour le bien auquel il se consacre. La vertu de force va de pair avec la capacitĂ© de se sacrifier. Cette vertu avait dĂ©jĂ  pris dans l'antiquitĂ© un aspect bien dĂ©fini. Avec le Christ elle a pris une forme Ă©vangĂ©lique, chrĂ©tienne. L'Evangile s'adresse aux hommes faibles, pauvres, humbles et doux, artisans de la paix, misĂ©ricordieux et il s'y trouve en mĂŞme temps, un constant appel Ă  la force. Il rĂ©pète souvent « N'ayez pas peur » (Mt 14,27). Il enseigne Ă  l'homme que, pour une cause juste, pour la vĂ©ritĂ©, pour la justice, il faut savoir « donner sa vie » (Jn 15,13). Je dĂ©sire encore me rĂ©fĂ©rer ici Ă  un autre exemple qui remonte Ă  400 ans, mais reste toujours vivant et actuel. Il s'agit de la figure de Saint Stanislas Kostka, patron des jeunes, dont la tombe se trouve en l'Ă©glise Saint-AndrĂ© au Quirinal, Ă  Rome. C'est ici en effet qu'Ă  l'âge de 18 ans se termine la vie de ce Saint, par nature très sensible et tendre, mais aussi très courageux. La force le mena, lui qui provenait d'une famille noble, Ă  choisir d'ĂŞtre pauvre, Ă  l'exemple du Christ, et Ă  se mettre exclusivement Ă  son service. Bien que sa dĂ©cision rencontrât une ferme opposition dans son milieu, il rĂ©ussit avec grand amour mais aussi avec grande fermetĂ©, Ă  rĂ©aliser son projet, synthĂ©tisĂ© dans la devise : « Ad majora natus sum » (Je suis nĂ© pour des choses plus grandes). Il gagna le noviciat des JĂ©suites, parcourant Ă  pied la route de Vienne Ă  Rome et cherchant Ă  Ă©chapper Ă  ses poursuivants qui voulaient par la force dĂ©tourner cet « obstinĂ© » de ses intentions. Je sais qu'en novembre de nombreux jeunes de tout Rome, et spĂ©cialement des Ă©tudiants rendent visite Ă  la tombe de saint Stanislas en l'Ă©glise Saint-AndrĂ©. Je suis avec eux, parce que notre gĂ©nĂ©ration a besoin, elle aussi, d'hommes qui sachent rĂ©pĂ©ter avec une sainte « obstination » : « Ad majora natus sum ». Nous avons besoin d'hommes forts ! Nous avons besoin de force pour ĂŞtre des hommes. En effet seul est vraiment prudent l'homme qui possède la vertu de force ; de mĂŞme que l'homme vĂ©ritablement juste est seulement celui qui a cette vertu. Prions pour ce don de l'Esprit Saint qui s'appelle « le don de force ». Quand font dĂ©faut Ă  l'homme les forces pour se surmonter lui mĂŞme, en vue de valeurs supĂ©rieures, comme la vĂ©ritĂ©, la justice, la vocation, la fidĂ©litĂ© matrimoniale, il est nĂ©cessaire que ce « don de lĂ -haut » fasse de chacun de nous un homme fort et, au moment opportun, nous dise, au plus intime de nous-mĂŞmes : « courage ! » (15 novembre 1978) SH

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